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4 La grosse tête 5 Editorial 6 Courrier des lecteurs 7 Analyse de l'actualité 9 Confidences 10 Moisan 11 Ferry géant pour îles-sous-le-vent 12 Humour 13 Baromètre 14 Le cyclone Oli effleure Tahiti et frappe les Australes 20 Le procureur de Tahiti et le système Flosse 24 Les internautes peuvent voter sur le web... 25 Iaorana de Simone 26 Ah, qu’on se soigne entre copains... 32 Fiu de Beslu 33 LEETEG of Tahiti 41 Fausses migrations polynésiennes 43 Edition 43 Littérature : Le fada et ses merveilleuses machines pétaradantes 48 Evénements du Pacifique en février 2010 49 Les événements de Tahiti en février 2010 50 Balises des îles |
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Petits moutons...
Alertes au cyclone Oli, alerte au tsunami en février… Devenons-nous
à Tahiti les victimes de changements climatiques, voire
tectoniques ? Rien n’est moins sûr, mais par contre, il est
certain que nous devenons les victimes de mutations bureaucratiques
majeures.
Evolution de société serait une expression plus exacte. En effet, ces
deux derniers phénomènes naturels ont dévoilé comment, malgré la vaste
farce politique de « l’autonomie » si chère à nos
politiciens, on est en train d’imposer à la Polynésie française le
modèle métropolitain du système d’un Etat “cocon” qui s’est
auto-déclaré responsable de tout, etc. Je m’explique :
« Alors, tu as survécu au cyclone (i.e. le tsunami) ? »
m’ont demandé des amis hors du Territoire, et je leur ai répondu
« oui, j’ai survécu à l’hystérie de l’alerte au cyclone »
qui, de fait, a été bien plus dangereuse, puisque aux Îles-du-Vent la
seule victime de ce phénomène est un jeune homme tabassé (massacré
serait plus juste - lire en page intérieure) par des policiers pour
n’avoir pas respecté le couvre-feu imposé par l’Etat (qui sera
d’ailleurs levé 5 minutes après le tabassage).
Peut-être était-ce à cause de la présence de la ministre de l’Outre-mer
juste arrivée à Tahiti, mais il est indéniable que la (lointaine)
approche du cyclone a déclenché une frénésie, voire une hystérie au
sein des « cellules de crise » par un groupe de
fonctionnaires qui pratiquement tous n’avaient jamais vécu un cyclone
ou ouragan dans leur Cantal ou lac d’Enghien natal, ni sur les sièges
bien rembourrés de l’ENA. Or que peut faire un fonctionnaire pour
paraître « efficace » face à une force de la nature qu’il n’a
aucun moyen de contrôler, même avec leur “bombinette” ? Soit
réciter encore une fois ce qui et écrit dans le livret de préparation à
un cyclone (ah, si ce n’était qu’une fois !), soit
INTERDIRE. C’est donc ce qui a été fait, on a instauré un couvre-feu,
interdit à la population de circuler (à Tahiti après 21 heures alors
que le cyclone était déjà passé - il fallait bien que les gens puissent
rentrer chez eux), ce qui a fait que les gendarmes et policiers,
normalement supposés aider la population, ont passé leur temps à faire
du répressif : « voyez ce criminel, il ose rouler sur la
route alors que la jolie dame aux lunettes du haut-commissariat
(experte car depuis plus d’un mois à Tahiti) a dit que c’est
interdit ! » Ce qui a donné des situations aberrantes, tel
cet homme de Moorea réputé pour son habilité technique, qui a déjà vécu
trois cyclones majeurs en 35 ans et qui, suite à un appel, allait avec
son pick-up rempli de cordes attacher le toit de la maison d’un vieil
homme infirme et vivant seul. Après 5 kilomètres de route (un peu de
vent, rien d’autre), alors qu’il n’est qu’à 150 mètres de la maison du
vieux terrorisé, il est stoppé devant la gendarmerie par des gardes
mobiles (fraîchement arrivés de métropole) qui, n’ayant aucune
connaissance locale, lui interdisent - courtoisement, mais fermement -
de passer malgré ses explications détaillées. « Un ordre est un
ordre ! Rebroussez chemin ! Appelez les
pompiers ! » Même si le vieux devait en crever…
L’alerte au tsunami aussi a eu ses moments cocasses. On a alerté la
population à 3 heures du matin pour aller se réfugier « tout de
suite » pour échapper aux vagues qui arriveront à… 8heures, avec
« interdiction de circuler à 500 mètre de la mer », plutôt
difficile non seulement sur un motu large de 200 à 300 mètres, mais
même à Tahiti où la bande côtière - donc toutes les routes) dépasse
rarement cette largeur. Tout comme « se réfugier sur les
hauteurs » est bien sur les atolls. Mais encore, lorsque le
tsunami est passé à l’île de Pâques à 3 heures du matin, on savait déjà
qu’il était insignifiant, confirmé par les satellites. Il sera de 50 cm
à Papeete 5 heures plus tard. Et heureusement qu’un tourbillon de 4
mètres s’est formé à l’entrée du port d’Atuona aux Marquises. Ce qui
permet de dire « Voyez, on avait raison ! » et à un
ministre de faire le voyage « pour soutenir les sinistrés » à
nos frais.
Un tout qui démontre comment nos îles sont entrées dans l’ultime phase
de la « mission civilisatrice », le règne des bureaucrates et
officiels omnipotents qui dorénavant contrôlent tout, pensent pour
vous, décident ce qui est bon ou mauvais pour le citoyen et lancent des
dictats face auxquels la raison, le bon sens populaire ou la logique
n’ont plus droit de cité. Citoyen contribuable lambda, si tu n’es pas
un officiel, si tu ne portes pas d’uniforme, si ta voiture n’a pas un
gyrophare (*) , alors mamu
(tais-toi), tu n’as pas le droit de réfléchir, de prendre de
responsabilité, d’agir avec intelligence . Surtout obéis, écrase,
soit docile, petit mouton ! “Big Brother” veille sur toi, s’occupe
de tout. Tu es dorénavant déresponsabilisé ! En cas de cyclone,
terre-toi et dorénavant rappelle-toi que le vrai danger ne vient plus
du vent ni de la houle, mais du gendarme…
Comment ont-ils pu transformer ainsi la société de nos îles ?
Et surtout comment se fait-il que personne ne s’en aperçoit ?
Petits moutons…
(*) Avec surprise, nous avons
découvert qu’à Tahiti même certains corbillards avaient un gyrophare…
Même les morts ont la priorité, ne peuvent plus attendre !
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Dimanche 31 janvier
-Arrivée à Tahiti de la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce PENCHARD.
Lundi 1er février
-Rencontre de la ministre Marie-Luce PENCHARD avec les différentes
personnalités politiques, pour une nouvelle loi électorale
prochainement.
Mardi 2 février
-Inauguration par la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce PENCHARD, des “Jardins de Paofai” (ex parc Hokuela) à Papeete.
-Grève de deux heures du personnel de la Santé.
Mercredi 3 février
-La tempête tropicale Oli s’intensifie et se transforme en cyclone. Il
passe au large des Iles Sous-le-Vent puis par les Iles de la Société.
Jeudi 4 février
-Le cyclone Oli passe en plein l’île de Tubuai aux Australes.
Vendredi 5 février
-Bilan du cyclone Oli : 1 décès à Tubuai, 1 blessé grave à Bora
Bora ainsi qu’un décès et de très importants dégâts à Aitutaki et
Rarotonga, aux îles Cook.
Dimanche 7 février
-Apparition d’une nouvelle dépression tropicale aux Îles Cook du Nord, appelée Pat.
Mardi 9 février
-Signature d’une convention Etat/OPT pour le maintien de Mahina Radio.
Mercredi 10 février
-Décès du dauphin Aito du Moorea Dolphin Center.
-Adoption par le conseil des ministres de l’extension de l’aérodrome de Fakahina (Tuamotu). Coût : 355 millions Fcfp.
-La nouvelle dépression tropicale Pat s’éloigne de l’archipel de la Société et frappe les îles Cook du Sud.
-Le gouvernement annonce les conséquences financières du cyclone Oli. Près de 6,5 milliards seront nécessaires pour réparer.
Jeudi 11 février
-Annonce par le ministre de la Reconversion économique , Teva
ROHFRITSCH, de l’ouverture à la concurrence de deux nouveaux opérateurs
de télécommunications : la société Viti pour Internet et
l’entreprise Digicel pour la téléphonie mobile.
-Le tribunal administratif rejette la requête d’Anthony GEROS sur la
régularité de la désignation des élus à la commission des finances à
l’assemblée de P.F.
-Signature d’une conventions de financement entre le vice-président
Edouard FRITCH et la mairesse Béatrix LUCAS, pour l’extension de la
mairie de Pueu et pour l’achat d’un camion citerne spécial feux de
forêts, au profit de la commune de Taiarapu Est et Joseph KAIHA pour la
réalisation d’un plateau sportif à Haakuti en faveur de la commune de
Ua Pou.
Vendredi 12 février
-Démarrage des travaux de restauration de la cathédrale St Michel à Rikitea aux îles Gambier.
-Célébration des 30 ans du Centre des métiers d’Art à Mamao.
-Défaite de l’équipe de football Manu Ura contre l’équipe d’Auckland
City sur le score de 2 buts à 0, comptant pour la Ligue des champions
d’Océanie.
-Préavis de grève au sein du groupe concessionnaire automobile SODIVA.
-Annonce d’un projet d’exploitation d’hydroélectricité de l’EDT dans la
vallée de Papeiha de Hitiaa. Coût : 6,6 milliards Fcfp.
Samedi 13 février
-50ème anniversaire de l’explosion de la première bombe atomique française (au Sahara).
-Victoire de Frédéric BURQUIER au 22ème Marathon international de Moorea, avec un temps de 2h45’05’’.
-Célébration à Tahiti dun nouvel an chinois.
Mardi 16 février
-Inauguration à Papeete du premier groupe électrogène fonctionnant à l’huile de coprah.
Jeudi 18 février
-Levée du préavis de grève à Renault Sodiva.
Vendredi 19 février
-Election de Luc TAPETA à la présidence du Conseil des entreprises de Polynésie française (CEPF). Il succède à Bruno BELLANGER.
Dimanche 21 février
-Concert solidarité organisé par le collectif Tahiti-Haïti en faveur
des sinistrés du cyclone Oli : 3 364 000 Fcp ont été récoltés.
-Arrivée à Papeete, du navire le King Tamatoa.
Lundi 22 février
-La Chambre territoriale des Comptes somme la commune de Teva I Uta de
rétablir l’équilibre de son budget, en déséquilibre de 290 millions
Fcfp.
Mardi 23 février
-La chambre territoriale des comptes (CTC) rend public son rapport
définitif sur la gestion de la télévision territoriale TNTV depuis
l’année 2000.
-Arrivée à Tahiti du vice-président du Conseil d’Etat, Jean-Marc SAUVE, pour mission.
Mercredi 24 février
-Adoption par le conseil des ministres de deux projets de modification
du calendrier scolaire pour la rentrée 2010-2011 pour l’enseignement du
premier et second degré.
-Le procureur, José THOREL rend son réquisitoire définitif dans
l’affaire OPT. Il demande le renvoi en correctionnelle pour Emile
VERNAUDON et 15 de ses proches.
-Adoption par le conseil des ministres du collectif budgétaire modifié.
Jeudi 25 février
-Ouverture à Pirae, du 7ème salon de l’Habitat.
Vendredi 26 février
-Ouverture à Papeete du salon du tourisme.
Samedi 27 février
Alerte au tsunami dans les îles du Pacifique après un séisme de
magnitude 8,9 au large du Chili. Hormis quelques embarcations ont été
coulées dans des baies aux îles Marquises, aucun dégât ni victime dans
le reste de la Polynésie française.
Evénements dans le Pacifique Sud

Apia, 7 février - Frustration au Samoa. Le tsunami du mois de
septembre 2009 a fait près de 200 morts au Samoa, au Samoa américain et
à Tonga. Après le passage ravageur de la vague, de nombreux villageois
du Samoa se sont réfugiés dans les collines où ils entendent
reconstruire leur village. Trois mois plus tard, la lenteur des travaux
de reconstruction promis par le gouvernement exaspère ces communautés.
Les autorités samoanes ont reçu des millions de dollars d’aide
d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’ailleurs pour aider à la
reconstruction. La distribution de ces millions de dollars pose
toutefois des problèmes et des Samoans sont persuadés que le
gouvernement, à travers sa gestion, freinerait les efforts de
reconstruction.
Nuku’alofa, 7 février - Le Premier ministre du royaume de Tonga sera en
compagnie de l’ancien ministre des Transports, Paul Karalus, pour
répondre aux questions de cette Commission actuellement en période
d’intersession. Les enquêteurs devront attribuer les parts de
responsabilité dans le naufrage du ferry « Princess Ashika » l’année
dernière. Alors que la Commission menait ses travaux, des informations
ont révélé qu’un autre ferry inter-îles, le « Pulupaki » a continué ses
opérations après avoir été déclaré en état de non-navigabilité. Selon
des témoignages présentés devant la Commission, le gouvernement tongien
aurait demandé aux autorités de laisser le « Pulupaki » prendre des
passagers. Le ferry appartient à un député.
Port Vila, 9 février - Plus de 3 000 dollars (220 000 Fcfp) ont été
collectés par la police du Vanuatu lors d’une opération nommée
« Operation check ». Cette intervention a été lancée par la police en
vue de s’assurer que tous les ministres et les hautes personnalités
gouvernementales possèdent leur permis de conduire.
La police indique
que pour certains ministres, leurs conseillers politiques et des
membres officiels du gouvernement, le permis de conduire serait un
superflu. Deux ministres et plusieurs fonctionnaires ont ainsi été
contraints de s’acquitter d’une amende de deux milles vatus, (1700
Fcfp).
Suva 10 février - Toute personne vivant de la prostitution risque une
peine de six mois de prison et toute personne faisant appel aux
services d’une prostituée peut être condamnée à une peine de 12 ans de
réclusion. C’est ce qui ressort du nouveau décret contre la criminalité
décidé par l’administration par intérim de Frank Bainimarama.
Rarotonga, 10 février - Le cyclone Pat s’est abattu sur les îles Cook
et l’île d’Aitutaki, paradis aux eaux turquoises des touristes, a été
la plus touchée.
Des pointes de vent à plus de 180 kilomètres heure ont arraché des
toits et dans certains villages, 90% des habitations ont été détruites.
La côte nord-ouest a été durement touchée. Dans la localité d’Arutanga,
le toit de l’abri anticyclone a lui aussi été arraché et des arbres
déracinés. M. Henry, résident de longue date sur l’île d’Aitutaki, a
déclaré « n’avoir jamais vu une dévastation de cette ampleur auparavant
», et a fait l’éloge des services d’alerte des bureaux météo de
Rarotonga et des îles Fidji à l’approche du système cyclonique. La
police ne signale aucune victime et les sinistrés ont déjà commencé à
nettoyer avec l’aide des touristes.
Pago Pago, 12 février - Le cyclone René est passé samedi par le Samoa
américain accompagné par des vents soufflant à plus de 150 kilomètres
heure. Des arbres ont été déracinés et des glissements de terrain et
des inondations ont été signalés. Une personne a aussi été tuée. Le
cyclone René s’est ensuite intensifié et a poursuivi sa trajectoire
vers le sud-ouest en direction de Tonga et menace l’île principale de
Vava’u et la capitale Nuku’alofa.
Tokelau, 12 février - Une petite embarcation transportant des
marchandises et sept jeunes vers Atafu, un groupe d’îlots coralliens de
Tokelau, a chaviré par mauvais temps, chutes de pluie et vents très
forts. Quatre des sept jeunes hommes à bord de l’embarcation ont réussi
à regagner la terre à la nage mais que trois ont péri en mer.
Apia, 14 février - Démission de Miss Samoa : Tusisaleia Hope est
en colère : « Il semble que ma capacité [à représenter le Samoa] ait
été mise en doute de manière insultante et irrespectueuse et je ne suis
pas capable de travailler dans ces conditions », s’est-elle indignée.
La Miss Samoa en colère a souligné sa déception à propos de l’attitude
du STA alors qu’elle tentait de rejoindre le Samoa après être allée
prendre des vacances chez sa mère à Hawaii : « J’ai vraiment lutté pour
obtenir des directives du STA concernant mon retour… la décision
soudaine du STA de vérifier les racines de ma famille au Samoa a
provoqué la méfiance de ma famille. Miss Samoa serait restée seule dans
un appartement, sans téléphone, sans nourriture, sans rideau, sans
moyen de transport et sans eau potable alors que le STA,
affirme-t-elle, devait s’occuper du logement.
Suva, 15 février - Selon l’ambassadeur fidjien en Europe, Peceli Vocea,
les îles Fidji souffrent depuis plus de 20 ans de mauvaise gestion, de
corruption, de népotisme et de cupidité. Il ne faut pas chercher plus
loin, ce sont là les principales raisons derrière l’exode des cerveaux
et des intellectuels de l’archipel. Dans le rapport présenté devant
l’Examen périodique universel (EPU) de la Commission des droits de
l’Homme à Genève, M. Vocea a souligne que « de nombreux cerveaux
fidjiens considérés comme les plus brillants ont quitté le pays car ils
ne voyaient pas d’avenir dans une nation gouvernée par un
ethno-nationalisme, la corruption et la cupidité. »
Nuku’alofa, 15 février - Après être passé par le Samoa américain et le
Samoa, le cyclone René, s’est abattu sur les groupes d’îles de Vava’u
et de Ha’apai. Des îles au Nord du royaume de Tonga. Ce cyclone de
catégorie 4 sur une échelle de 5 était accompagné par des vents à 167
kilomètres heure et des rafales à plus 230 kilomètres heure.
Les
habitants de Vava’u ont profité du calme lors du passage de l’œil du
cyclone pour évaluer les dégâts qui seraient considérables. Le système
cyclonique s’est ensuite dirigé vers l’île principale de Tongatapu. Le
cyclone a endommagé des édifices et des cultures dans la région Sud du
pays. Les communications sont difficiles et l’électricité coupée à de
nombreux
Nuku’alofa, 17 février – Les Émirats arabes unis et Tonga ont signé une
convention de partenariat.
Un document signé par le ministre des
Affaires étrangères des Émirats et le prince régent du royaume de Tonga
qui a précisé que cette convention reflète la volonté du gouvernement
tongien d’aller au-delà de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande pour
nouer des relations avec d’autres monarchies. Les Émirats arabes unis
ont ainsi lancé un Partenariat du Pacifique dont l’objectif est de
créer ou de renforcer des liens avec les nations océaniennes du
Pacifique pour aider chaque État insulaire à réaliser ses objectifs de
développement.
Port Vila, 18 février - La direction de Air Vanuatu a convoqué le
personnel de la compagnie pour les informer de la situation. Elle a
expliqué que pour sauver la compagnie, elle devra limoger une partie du
personnel. La direction a également proposé un programme de démission
volontaire aux employés qui le désirent.
Nuku’alofa, 18 février - Un juge de la Cour suprême britannique a
condamné deux hommes à six coups de fouet accompagnés de 13 ans de
prison pour s’être évadés de prison et avoir volé de la nourriture
pendant leur cavale. Le chef des forces de police, Chris Kelley,
s’inquiète car c’est à la police de fouetter le condamné et cela risque
de poser problème. Selon la procédure, le fouet doit être mis à tremper
dans l’eau toute la nuit pour être utilisé le lendemain sur le
prisonnier.
Nuku’alofa, 17 février - Menace de pénurie alimentaire sur les groupes
d’îles de Vava’u et de Haa’apai. Le cyclone René a durement frappé ces
îles la semaine dernière en détruisant la quasi totalité des cultures
et des arbres fruitiers. Les arbres à pain, les manguiers, les
bananiers ont été détruits de 95% à 100%.
Sydney, 22 février - Des employés de l’agence d’aide australienne
AusAid gagnent davantage que le Premier ministre australien. Un ancien
greffier du tribunal de Melbourne, dépasse le demi-million de dollars
par an, (40 millions de Fcfp), exempts de taxe.
M. Dinsdale est
conseiller juridique auprès du gouvernement de Papouasie
Nouvelle-Guinée où les activités criminelles et la corruption semblent
grimper au fur et à mesure que l’aide augmente. Un ingénieur de
Brisbane perçoit 34 millions de Fcfp par an pour superviser l’entretien
de 73 kilomètres de routes bitumées. 1 303 kilomètres de routes de
gravier et 400 kilomètres de chemins de terre sur l’île tropicale du
Vanuatu. Le budget de l’aide australienne a grimpé de 42% depuis 2005
et le gouvernement de M. Rudd veut doubler ce budget au cours de ces
cinq prochaines années pour le faire passer à 630 milliards Fcfp. Près
de la moitié de cette aide passe dans « l’assistance technique ».
Paris, 27 février - Quatre nations océaniennes sortent de la liste
noire des paradis fiscaux publiée par la France. Les autorités
françaises n’ont pas hésité à pénaliser d’une taxe de 50% les
dividendes, intérêts et redevances versées par des entités et des
sociétés françaises à des destinataires domiciliés dans ces 18 paradis
fiscaux qui ne sont plus que 14. Quatre États insulaires du Pacifique
figuraient sur cette liste, les Îles Cook, les Îles Marshall, Nauru et
Niue et ces quatre nations ont maintenant été rayées de cette liste
suite à la signature d’accords sur l’échange d’informations fiscales
avec la France.
avec Pierre Riant à Radio Australie
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Alexandre (Alec) Ata, diplomate tahitien à la retraite, ici avec son éditeur Robert Koenig, a pu dédicacé son second ouvrage, “Voyage en Océanie génétiquement modifiée”. (Ph. TPM)

Steeve Mai chanteur lyrique baryton polynésien, professeur de chant en Île de France tout en poursuivant une carrière internationale est revenu à Tahiti avec Pascale Del Marmol, professeure à Waterloo, qui va l'accompagner pendant les deux semaines dans le cadre de l’Académie Chorale à l'UPF. (Ph.DR)

La pirogue "Upo'o Tahiti" (la tête de Tahiti) de Clément Pito et Hiria
Ottino, qui doit rallier Tahiti à Shanghai (en sens inverse des
migrations polynésiennes d'origine) a eu lieu le 27 février. Elle sera
mise à l’eau vers le 20 mars. (Ph. Y. Amar/ATP)
